Le Prix Littéraire des Grandes Ecoles a été fondé en 2009 par deux étudiantes de HEC. C’est le seul prix décerné par des étudiants à un roman francophone encore jamais récompensé.

Le Prix Littéraire des Grandes Écoles repose sur un constat simple : l’absence d’événement littéraire d’ampleur au sein des Grandes Écoles. Associées dans l’imaginaire collectif aux berceaux des dirigeants de demain, les Grandes Écoles, si elles proposent cours d’œnologie, festivals de cinéma et courses en sacs, n’offrent rien qui puisse venir titiller l’intérêt des étudiants pour les belles-lettres. Une fois l’école intégrée, les cours de philosophie et de français sont relégués au rang de souvenirs ; action et pragmatisme prenant le pas sur la gratuité de la lecture et l’épanouissement de l’esprit.

Certes, il importe de se préparer à la réalité du monde de l’entreprise, mais la littérature n’est pas un pensum : loin d’être déconnectée du réel, elle l’éclaire, et a toute sa place dans une vie étudiante enrichissante. C’est pourquoi le Prix a été créé il y quatre ans, pour faire partager le plaisir de la lecture et de la critique littéraire à ses membres comme à son public.

Plaisir de la lecture certes, mais également ouverture sur l’avenir et le quotidien d’un secteur passionnant : l’édition. Le comité du Prix Littéraire des Grandes Ecoles organise en effet un certain nombre de manifestations visant à rapprocher étudiants, éditeurs, auteurs et critiques – tous les acteurs du livre au sein d’une grande famille.

En récompensant des écrivains talentueux et encore peu connus, le Prix Littéraire des Grandes Écoles veut permettre leur popularisation et, autant que possible, favoriser la poursuite de leurs carrières. De la soixantaine d’ouvrages pré-sélectionnés, le Prix n’en retiendra qu’un ; un ouvrage contemporain, exigeant et singulier, à l’image de l’idée que les étudiants du jury se font de la littérature.