Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont 15 et viennent tous de grandes écoles… Rencontrez nos jurés!

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Gabrielle Adjérad, HEC, 22 ans

J’aime la littérature parce que, souvent, les mots savent s’y déployer avec grâce. Dans un texte littéraire, les mots, redevenus objets de la création, se meuvent avec une agilité retrouvée, loin des maladresses pataudes qu’on leur inflige dans la conversation de tous les jours. La littérature dit le monde avec clarté et cet éclat est à la fois rationnel et esthétique. Il éclaircit les ténèbres de l’esprit et accroît un certain savoir. Il illumine des recoins plus émotionnels et provoque la joie. Enfin, comme le dit Hervé Guibert,« peut-être qu’une fois par jour, il faut faire sa page, parce qu’au moins on a fait sa page ».

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Claire Beurey, Centrale, 20 ans

J’ai commencé à aimer la littérature quand j’étais enfant car elle était source d’évasion, d’aventures rocambolesques ou de voyages merveilleux via l’identification aux héros. Puis, se sont ajoutés des plaisirs plus subtils, ceux de la langue par exemple. Finalement, j’aime aussi discuter d’un ouvrage ou l’étudier, ce qui permet d’en révéler de nouveaux aspects et d’apprécier encore plus le livre en question.

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Jean de Sauvage, Polytechnique, 22 ans

Si le roman est un formidable amplificateur de l’imaginaire, il est surtout un fort vecteur d’idées et ,à ce titre, aussi riche qu’un essai, sinon plus. C’est fasciné par ce pouvoir que j’apprécie tout autant l’écriture que la lecture de fiction littéraire. Un livre est bien écrit lorsqu’à sa lecture, l’esprit s’évade et voyage mais s’estime nourri et épanoui une fois l’ouvrage refermé.

 

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Charles Debeugny, Ponts et Chaussées, 20 ans

L’évidence est un sentiment que je n’éprouve jamais en matière de littérature.

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Anne-Lise Depoil, Ecole des Chartes, 20 ans

Si j’aime la littérature, c’est parce qu’elle modifie notre façon d’envisager notre vie. Certes, la lecture – et c’est parfois ce que j’y cherche – me permet d’oublier mon environnement, mes préoccupations, mon identité même. Pourtant quand vient le moment de revenir à la réalité, il me semble que celle-ci n’est plus exactement la même que lorsque je l’avais quittée : une situation, une parole à laquelle je n’aurais auparavant pas prêté attention me rappelle une phrase ou une réflexion d’un livre et en devient porteuse d’une signification particulière. La littérature m’a ouvert les yeux sur une toute petite partie du monde, et en définitive c’est moi qui ai changé.

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François Desimon, SciencesPo, 19 ans

Lire est une des expériences les plus personnelles qu’il soit. La mienne se résumerait ainsi. Sans cesse sollicités de toutes parts et constamment contraints par ce qui nous environne, la force de la littérature est de nous jeter dans une solitude créatrice, où une réflexion éclairée peut naître et s’épanouir. Je crois que cette potentialité est présenté dans toute œuvre – classique ou contemporaine – pourvu qu’elle soit de qualité. Mes lectures, éclectiques, reflètent cette pluralité.
Fasciné par la sociologie, je pense qu’elle est à la fois indispensable et complémentaire à la littérature, en e qu’elle ouvre à divers niveaux d’analyse. Je m’efforce ainsi de comprendre les déterminations d’un personnage, ou de l’auteur qui lui a donné vie. Toutefois la sociologie se trouve souvent démunie face au suffisamment imprévisible du génie, de la poésie ou de la beauté.

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Fanny Espargillières, ENS, 24 ans

De leurs plumes élégantes et cristallines, les orfèvres de la littérature taillent les contours de parfaits diamants. Dans leurs ouvrages aux milles facettes, chaque phrase est un petit joyaux de philosophie. Je me perds volontiers dans les méandres pensées des personnages. J’aime savourer le style divinement incantatoire de Cohen, cyniquement réaliste de Kundera, délicieusement caustique de Druon. J’y découvre mille pépites rhétoriques,  et referme naturellement ces chefs d’oeuvre avec l’ineffable sentiment de posséder un trésor.

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Marie Féron, Ponts et Chaussées, 21 ans

J’aime la littérature parce que chaque personnage est une « possibilité existentielle ». Le roman permet d’observer les hommes en action : leurs réflexions, leurs choix, leurs erreurs… Il nous dévoile des mondes étrangers, comme le Paradis de Paasilinna, ou des vies extraordinaires à l’image du Docteur Jivago. Ce que les hommes cachent, les livres nous le disent de multiples façons. Le lecteur est le seul maître : qu’il préfère l’écriture cruelle de Balzac ou les récits dépouillés d’Echenoz, la littérature se plie à sa demande.

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Pierre Giry, ESSEC, 22 ans

Pourquoi la littérature ? La littérature est un acte d’hommes libres adressé à d’autres hommes libres. C’est un saut dans l’infini pour transmettre l’expérience et communiquer l’émotion. On y voyage, on y explore la langue, on expérimente les possibles. La littérature est pour moi la plus riche nourriture. Essentielle.

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Lucie Gouaille, AgroParisTech, 22 ans

J’aime la littérature car, selon moi, elle dispose d’un grand pouvoir, celui de changer ou d’influencer le monde, les hommes et les sociétés. En effet, les auteurs peuvent s’en servir comme moyen d’expression, afin de véhiculer leurs points de vue, convictions, engagements et critiques. Elle permet aussi de découvrir des personnages rares, merveilleux, extravagants, sensationnels, extraordinaires ou simplement sympathiques que l’on aurait apprécié côtoyer. Elle ouvre les portes vers d’autres horizons, époques et lieux inaccessibles. Et surtout, la littérature apporte des rêves, parce qu’elle est une source inépuisable d’imagination, une puissance créatrice qui ne connait aucune limite mais seulement la liberté.

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Charlotte Groult, SciencesPo, 21 ans

La littérature est synonyme de voyage, d’errance: un voyage pas forcément lointain, ni radicalement différent, où l’intérêt résiderait pas tant dans la destination mais plutôt dans la possibilité de se mouvoir au delà de soi. Lire, ce serait ainsi basculer de façon vertigineuse en dehors d’une routine proprement individuelle, dont la musicalité de l’ouvrage permettrait de se soustraire.

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Henri Guérin, Ponts et Chaussées, 19 ans

La littérature est sculptrice de parole : écrire, c’est façonner le monde ; lire, c’est changer sa perspective. Ainsi, elle nous bouleverse, émotionnellement, intellectuellement. Elle est force créatrice et pourvoyeuse de changement – il s’agit avec elle de briser les fondations, secouer les idées reçues, faire jaillir du neuf.

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Gabriel Leca, SciencesPo, 22 ans

Par son appropriation du langage, l’oeuvre littéraire remodèle le signifiant en un système unique qu’il convient à son tour de s’approprier : l’expérience littéraire est à ce titre nécessairement singulière et infinie. Lire, c’est donc un acte tant dépaysant que créateur, c’est le moyen de connaissance de l’expérience humaine. La littérature me fascine en tant qu’elle est justement cet inépuisable moyen d’accéder à la complexité du monde, à la complexité d’autrui et à sa propre complexité.

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Bénédicte Mangin, HEC, 22 ans

La littérature réside pour moi dans la mélodie d’une phrase délicatement ciselée, où le mot juste épouse parfaitement le sens pour nous toucher. J’aime la littérature pour son pouvoir de me faire vibrer, résonner, grâce à ce qui n’est, au fond, qu’une tache tracée selon certaines normes sur du papier. Dans un livre qui m’emporte, le monde autour de moi est aboli, l’objet livre n’est plus là ; l’imagination portée par la virtuosité de l’auteur m’a transplantée dans un ailleurs qui devient la seule réalité jusqu’à ce que le livre soit refermé. Je chéris dans la littérature ce miracle incompréhensible.

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Philippine Ravillion, ESCP, 20 ans

La littérature permet de rendre compte du monde dans ce qu’il a de subjectif, d’irrationnel, de mystérieux, de poétique et de différent pour chacun d’entre nous. Je n’attends pas d’elle qu’elle m’explique le fonctionnement du monde mais qu’elle me le fasse ressentir. Ainsi, c’est à travers des personnages littéraires qui me touchent que je parviens à me saisir, et à retrouver une intimité avec moi-même.

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